12/7/2008 - Bruges, quand tu nous tiens
La Vierge de Fer enflamme Bercy.. |
Page d'accueil
| A M. Pascal Laugier, réalisateur d..
BONS BAISERS DE BRUGES De Martin McDonagh Avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fienes...
Date de sortie : 25 juin 2008

Ray et Ken sont deux tueurs londoniens. Après que Ray ait dû exécuter un contrat sous les ordres de Harry, ils se cachent, lui et Ken, dans la ville de Bruges, attendant plus d'instructions. Mais quel passé morbide cache le visage livide de Ray ? Comme Ray, BONS BAISERS DE BRUGES cache bien des secrets. A la lecture du résumé du film et (surtout) à la vue de l'affiche, on s'attend à une comédie de gangsters anglais bien ficelée, peut-être même à la hauteur de SNATCH ou d' ARNAQUES, CRIMES ET BOTANIQUES. Mais rien de tout cela. Car le film de Martin McDonagh est plein de surprises. Cela commence presque comme un buddy movie, avec l'opposition classique entre le jeune chien fou et le vieux briscard assagi. Le tandem Colin Farrell / Brendan Gleeson fonctionne, fait rire parfois. Mais pourtant, on reste intrigué par le regard désespéré, endeuillé de Farrell, l'attitude paternaliste de Gleeson. Que s'est-il vraiment passé avant d'arriver à Bruges ? De fil en aiguille, ce qui avait commencé comme une comédie noire à l'anglaise s'est transformé en une tragédie au sens classique du terme. L'ensemble du film nous entraine inexorablement vers le final où tous les coupables sont punis : pour preuve, cette scène où Ray se retrouve face à une peinture représentant le Jugement Dernier, annonçant la dernière partie. A la réussite d'un scénario réglé comme du papier à musique s'allie des personnages à la psychologie très creusée, d'une part grâce au développement qui leur est accordé dans l'histoire et d'autre part du fait d'une direction d'acteurs impeccables : on n'avait jamais vu Colin Farrell aussi fragile et sensible dans le rôle du jeune tueur qui n'assume pas l'entière responsabilité de ses actes. A côté de lui, Brendan Gleeson et Ralph Fienes confirment tous le bien que l'on pensait déjà d'eux, l'un en tueur repenti et l'autre en homme violent mais au code d'honneur bien établi. Autour de ce triste trio se dresse, fantomatique et irréelle, la ville belge, qui sert de décor à cette histoire macabre. Le réalisateur Martin McDonagh réussit là un petit film qui a le mérite d'être complet (même si, il faut l'avouer, il contient l'une des courses poursuite les moins bien rythmées de toute l'histoire du cinéma, cf la scène finale) et, à défaut d'innover, de surprendre.
La Vierge de Fer enflamme Bercy.. |
Page d'accueil
| A M. Pascal Laugier, réalisateur d..
|